03.11.2009
Put on the red light
Tu le sais, je suis partie en vacances en Italie chez ma potesse Djimini, et même que c'était carrément dément !
Pourtant, on ne peut pas dire qu'entre l'Italie et moi, tout ait commencé sur les chapeaux de roue (c'est étrange comme expression non ?).
Laisse-moi donc te raconter mon arrivée en Transalpinie.
Comme je suis une pauvre, j'ai pris l'avion des pauvres, dans lequel j'étais la seule française parmi des hordes d'Italiens enragés déterminés à confirmer les préjugés du monde entier à leur sujet.
Après un atterrissage plus que mouvementé et laissant supposer que si notre avion s'était crashé sur l'Hudson, on pouvait toujours se brosser pour sortir de là vivants, j'ai quand même bien ri quand les italiens précités se sont mis à applaudir aussi forts que moi hier soir en voyant Robbie Williams au Grand Journal et à crier des "bravo" et des "bellissimo" dans tous les sens...
Ensuite je me suis pris un méchant vent en sortant de l'avion. J'ai vu des gens derrière les barrières avec des bouquets de fleurs, des boîtes de chocolat, des panneaux avec divers prénoms ridicules qui n'étaient pas le mien et j'ai longtemps cherché Djimini dans la foule...
En vain... La potesse a fini par m'appeler pour me dire qu'elle aurait un peu de retard.
Je suis donc sortie l'attendre, scrutant l'horizon en espérant voir arriver ma chère amie d'une minute à l'autre.
C'est alors que j'ai vu s'approcher de moi un homme, la quarantaine, costume classe... J'ai envisagé un instant la possibilité que Djimini ait envoyé une limousine me chercher mais avouons-le, c'eût été improbable.
L'homme vient donc vers moi et me dit : "Oksana ?"
Ce à quoi je réponds : "Gné ?"
Il réitère "Oksana ?"
Face à mon regard vide, il a commencé à sembler contrarier.
C'est alors qu'un rire a retenti derrière nous. Le visage de l'homme s'est illuminé et il est allé rejoindre la nana derrière, toute roumaine, mini-jupée et bottes-à-talons-aiguillée de son état. J'ai vite compris vu leur difficulté à communiquer (et clairement, à se reconnaître) que ce rendez-vous se rapportait plus à quelque chose arrangé sur internet et probablement monnayé qu'à une belle histoire d'amour...
Eh oui, la minute où j'arrive en Italie, un mec me prend POUR UNE PUTAIN DE CALL GIRL ROUMAINE !!!
Life is a bitch, tu peux le dire
20:00 Publié dans Casse-noisettes voyage | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : italie, voyage casse-noisettes, crash hudson, transalpinie, avion, arrivée, oksana


